Qui est derrière la presse féminine/féministe ?

La presse féminine/féministe est-elle vraiment une affaire de femmes? Un de nos lecteurs a mené l’enquête pour vérifier qui avait fondé ou détenait les grands acteurs de presse féminine ou féministe française. Surprise: ce sont surtout des hommes!

J’ai fait une petite recherche pour connaître exactement à qui appartenaient les plus gros magazines de presse féminine. Je voulais savoir qui organisait l’information de la presse à destination de la gent féminine et par qui c’est contrôlé.

Sur les 17 magazines de presse féminine, les plus importants, qui représentent sûrement plus de 90% des ventes pour le papier mais également un trafic énorme sur le web et les réseaux sociaux, le constat est sans appel !

Photo de rawpixel.com Pexels

Presse “féminine”

Pour la presse exclusivement féminine et féministe, quasiment 100% des fondateurs et des directeurs sont des hommes, et 100% des propriétaires sont des hommes. La seule femme est chez Maxi, où elle co-dirige avec 3 hommes.
Dans les directeurs de publication, seul Avantages et Cosmopolitan ont une directrice des publications.

Je rappelle ce qu’est un “directeur de publication”: c’est la personne chargée au sein d’une entreprise de presse de rendre public le journal, l’ouvrage, ainsi que tout écrit, afin de le communiquer au public. C’est surtout le responsable du contenu, y compris en droit pénal (diffamation…), car il représente l’actionnaire. En gros toute la ligne éditoriale du magazine passe par l’accord du directeur de publication qui suit les recommandation du propriétaire et des actionnaires.

Presse féministe

Pour la presse en ligne non exclusivement féminine mais féministe, j’ai choisi de m’intéresser à trois gros acteurs (Slate.fr, Brut Media, Konbini.fr).
Presque 100% des fondateurs et directeurs sont des hommes à l’acception de Konbini.fr qui est co-fondé avec une femme.

Qu’en conclure ?

Évidemment tous ces propriétaires et directeurs appartiennent à une classe d’énarques et de bourgeois issus soit de grandes familles d’affaires, soit de la bourgeoisie progressiste; et qui sont directement au service des élites et leurs intérêts de classe, c’est-à-dire pas les nôtres.

Donc voilà, mon constat est clair, net et précis et devrait faire réfléchir toutes les féministes qui pensent que leur presse défend leurs intérêts :

Non mesdemoiselles et mesdames, malheureusement le féminisme et la féminité que vous défendez bec et ongles n’est qu’une sombre manipulation qui est pensée, organisée, contrôlée et dirigée, et cela depuis des décennies. Tout ce que vous lisez est le travail d’un petit groupe d’hommes auxquels vous faites docilement confiance et qui font la promotion de la marchandisation physique, économique et idéologique pour faire toujours plus de profits. Le tout, au service du capital et du monde marchand qui servent leurs intérêts et désservent les vôtres.

Ce qu’on vous a vendu comme une libération, comme une émancipation n’était en réalité qu’une manipulation et une aliénation qui va à l’encontre de votre féminité et de vos intérêts. Ces hommes là vous dictent ce que vous devez manger, ce que vous devez penser, comment vous devez vous habiller, vous comporter ou même vous maquiller. Ils influent directement sur votre façon d’être et d’agir. Alors oui, on me dira que les rédactrices ou même rédactrices en chef sont des femmes dans ces journaux. Mais vous savez comme moi qu’elles ne décident en rien de la ligne éditoriale.

Voilà comment la femme moderne, à mon sens, a été manipulée, conditionnée, asservie, puis exploitée au service du capitalisme libéral. Voilà comment on a nié sa possibilité de donner la vie pour en faire une femme névrosée, dépressive, et instable psychologiquement, qui n’est rien d’autre qu’une esclave du monde marchand.

Maintenant il est clair que ce que revendiquent les femmes, ce qu’elle croient penser, ce qu’elles croient vouloir ou croient demander qui est issu directement de l’idéologie qui ressort de tout ces magazines n’est que le fruit d’un conditionnement habilement établi et mis en place par une poignée d’hommes qui ont le pouvoir. Il n’y a absolument rien de féminin dans tout ceci, que du contrôle pour les soumettre à la consommation.

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Liste des organes de presse féminine ou féministe…

Causette 
Fondateur : Gregory Lassus-Debat, Gilles Bonjour
Propriétaire : Causette Média SARL (Hildegarde) (Fondateur : Reginald de Guillebon)
Directeur de la publication : Reginald de Guillebon

Elle 
Propriétaire : CMI France (Fondateur et directeur : Daniel Křetínský)
Drirecteur de publication : Bruno Lesouëf

MadmoiZelle.com
Fondateur & directeur : Fabrice Florent (2005)
Directeur de publication : Fabrice Florent

Version Femina
Propriétaire : Lagardère Active (jusqu’en 2019), Groupe La Voix et CMI France (depuis 2019)
Directeur de publication : Bruno Lesouëf

Femme Actuelle
Fondateur & Propriétaire : Axel Ganz (Prisma Media)
Directeur de publication : Rolf Heinz

Prima
Fondateur & Propriétaire : Axel Ganz
Directeur de publication : Rolf Heinz

Maxi
Fondateur : Éditions Bauer (Yvonne Bauer, Eckart Bollmann, Jörg Hausendorf, Andreas Schoo)
Directeur de publication : Nicolas Sauzay

Avantages
Fondateur & Propriétaire : Jean Prouvost (Groupe Marie Claire, Famille Prouvost)
Directeur de publication : Elisabeth Leurquin

Madame Figaro
Propriétaire : Dassault Medias (groupe Dassault)
Directeur de publication : Marc Feuillée

Marie-Claire
Fondateur & Propriétaire : Jean Prouvost (Groupe Marie Claire, Famille Prouvost)
Drirecteur de publication : Arnaud de Contades

Psychologies magazine
Propriétaire‎: ‎Groupe Rossel (Fondateur : Pierre-Émile Rossel – Direction : Patrick Hurbain, Bernard Marchant, Éric Malrain, Thierry Hugot)
Directeur général délégué et de la publication : Eric Malrain

Cosmopolitan
Propriétaire : Groupe Marie Claire (Famille Prouvost), édition par INTER EDI
Directeur de publication : Elisabeth Leurquin

Côté femme
Propriétaire‎: Bayard Presse (Président directeur : Pascal Ruffenach – Directeurs généraux : André Antoni, Alain Augé)
Directeur de la rédaction et de la publication : Hervé Sauzay

Glamour
Propriétaire : Condé Nast Publications (Direction : Robert A. Sauerberg – Président : Charles H. Townsend, Samuel Irving Newhouse, et Robert A. Sauerberg Jr)
Directeur de publication : Xavier Romatet

Marie France
Propriétaire : Reworld Media (Fondateurs : Pascal Chevalier, Direction : Pascal Chevalier, Gautier Normand)
Directeur de publication : Pascal Chevalier

Grazia
Propriétaire : Mondadori France (Fondateurs : Arnoldo Mondadori Editore, Direction : Ernesto Mauri, Carmine Perna)
Directeur de publication : Ernesto Mauri

Biba
Propriétaire : Excelsior Publications (groupe Mondadori France)
Directeur de publication : Jean-Luc Breysse

Presse en ligne non exclusivement féminine mais ouvertement féministe

Slate magazine (www.slate.fr)
Les journalistes Jean-Marie Colombani, Éric Leser et Johan Hufnagel, assistés de l’économiste Jacques Attali, créent une version française du magazine.

Brut (média) (www.brut.media/fr)
Fondateur : Renaud Le Van Kim, Guillaume Lacroix et Laurent Lucas.
Directeur de la publication : Guillaume Lacroix

Konbini (site web) (www.konbini.com/fr)
Fondateur : David Creuzot et Lucie Beudet

 

Merci à V. S. pour cet article. Si vous aussi, vous voulez nous envoyer une proposition d’article, vous trouverez plus d’information ici.

One Reply to “Qui est derrière la presse féminine/féministe ?”

  1. Je me réjouis de ne m’être jamais abonnée à un magazine féminin ! Merci pour ce bel article. Bravo pour ce travail d’investigation !

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