Introduction à l’anti-féminisme : Conclusions

Le sommaire de cette série d’article est consultable ici : Introduction à l’anti-féminisme
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Nous avons fait le tour de cette introduction. Bien qu’incomplète ainsi que limitée par sa nature d’introduction et son impératif de concision, j’espère que cette série d’article vous aura éclairés sur un anti-féminisme peu médiatisé et loin des clichés qu’on peut avoir en tête quand on pense au terme ‘anti-féminisme’.

Les arguments pro-féministes

Nous avons d’abord vu que les arguments classiques visant à condamner tout éloignement – voire rejet – du féminisme n’étaient pas recevables.

La définition

La définition présumée, variable, voire opportuniste du féminisme qu’on vous présente en débat – ou que vous présentez – n’est pas un argument valide. Cette définition ne représente pas forcément la réalité du mouvement. Elle n’est pas forcément pertinente non plus. Elle est un cul-de-sac argumentatif puisqu’il suffirait alors de donner une définition présentable à une idéologie pour balayer toute critique.

L’étymologie

Il en va de même pour l’étymologie présumée du féminisme ou son histoire fantasmée quand il s’agit de justifier le gynocentrisme de ce mouvement. Aucun mouvement politique n’a de légitimité à exclure une partie des victimes d’un mal qu’il souhaite éradiquer. On peut catégoriser ses combats, pas les victimes pour lesquelles on se bat. Si on combat les violences sexuelles, conjugales ou le sexisme, il n’est absolument pas légitime de défendre qu’une partie des victimes sur la base de leur sexe, d’autant quand on prétend dépasser toute considération sexiste. Quand on combat le cancer, on peut cloisonner la lutte à un type de cancer, certes, mais on ne discrimine pas les personnes atteintes de ce cancer en particulier.

Des féminismes

Un autre argument pour balayer toute critique du féminisme, c’est la mention de l’existence d’une multitude de féminismes. Or, tous les féminismes ont un point commun, et il est critiquable. En outre, le tronc commun de l’ensemble des féminismes n’est pas anecdotique et lui aussi est critiquable.

Les extrémistes

Les critiques présentées ne se limitent pas aux féministes extrémistes, mais au contraire à l’ensemble du mouvement. Que ce soit par la passivité hypocritement complaisante de la majorité des féministes peu impliqués, ou bien par les féministes influents et éminents.

En résumé…

… vous pouvez ne pas être féministe – et même y être opposé – tout en défendant des valeurs d’équité entre les sexes. Ne vous laissez pas intimider par les ‘shaming tactics’. Portez vos arguments et montrez que votre morale n’est pas inférieure à la leur. Vous n’avez aucune honte à avoir, au contraire.

Violences conjugales et sexuelles

Nous avons étudié en détail la victimation masculine concernant les violences conjugales ou sexuelles. Elle rejoint en de nombreux aspects la victimation féminine et n’est absolument pas anecdotique. Que cette victimation soit commise par d’autres hommes ne devrait pas servir de justification pour ignorer ce problème. Outre l’indécence de cette justification, elle est tout simplement irrecevable. Cette victimation n’est pas commise principalement par d’autres hommes. La victimation entre lesbiennes n’est pas négligeable non plus, et le sexe de l’auteur des violences n’y change rien.

Victimations

Toute comparaison entre la victimation masculine et féminine à ces sujets n’a aucune valeur tant que des contrôles statistiques ne sont pas mis en place pour corriger les biais déclaratifs. Les hommes, ainsi que les victimes de femmes, conscientisent moins bien leur victimation et en parlent moins facilement. Tout comme on ne peut se baser sur les dépôts de plainte pour avoir une estimation fiable du nombre de victimes, on ne peut se baser sur le déclaratif pour comparer ces victimations. Les débuts de correction que j’essaie de présenter indiquent qu’une (quasi-)symétrie genrée des violences conjugales et sexuelles n’est absolument pas impensable, bien au contraire.

Victimisation

L’expérience des hommes battus et des hommes agressés sexuellement rejoint en grande partie celle des femmes subissant les mêmes atteintes. Des particularités existent, mais sont minoritaires face aux similitudes. Il faut changer de paradigme pour opposer les victimes aux coupables, plutôt que les femmes (présumées victimes) aux hommes (présumés coupable). Le sexe n’est pas un bon proxy pour déterminer si la personne est victime ou coupable.

L’approche féministe

Le Duluth Model est à jeter. Il représente uniquement les biais et préjugés féministes plus que la réalité des violences conjugales. Il faut assainir le domaine de la recherche ainsi que la recherche elle-même. Pour cela, il faut pointer les biais féministes et leur totale impunité, mais aussi adresser les malfaçons entreprises par certains des féministes les plus éminents qui sont ensuite repris sans le moindre esprit critique.

En résumé…

… le sujet des violences conjugales doit être ré-étudié avec un peu plus de sérieux et d’empathie. Si le féminisme est incapable de le faire de lui-même – ce qui semble être le cas – il faut le rejeter.

Mythes féministes

Le sujet des violences intimes n’est pas le seul aspect de la mythologie féministe. L’idéologie misandre va se baser sur tout un florilège de mythes plus ou moins complexes et alambiqués pour appuyer sa légitimité et convaincre le grand public ainsi qu’une partie de la communauté scientifique et faire taire l’autre partie.

Monde du travail

L’écart des salaires est le mythe le plus populaire et le plus persistant malgré la somme de réfutations en tout genre qui lui sont adressées. Globalement ce mythe perd en crédibilité avec le temps, mais il est remplacé par les suivants. Le plafond de verre repose sur aucune preuve solide et tout indique qu’il soit tout aussi valide que l’écart des salaires. Il n’est pas encore en perte de vitesse, au contraire, vous allez surement le voir remplacer celui de l’écart des salaires avec le temps. Il sera accompagné des autres mythes pour donner un effet de millefeuille argumentatif.

Milieu scolaire et adolescence

Les féministes se rabattront en parallèle sur la discrimination à l’école pour justifier les différences qui persistent – voire qui augmentent – entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, malgré l’égalitarisme toujours progressant. Or, la discrimination concerne surtout les garçons (qu’elle soit explicite ou implicite). La menace du stéréotype est de son côté un mécanisme hypothétique peu probable, ou au mieux, dont l’effet est faible. Il n’explique que très peu (en restant charitable) les différences observées.

Cas général

Le mythe sous-jacent à tout cela se trouve dans les théories socio-constructivistes. Les différences entre les hommes et les femmes seraient quasi-exclusivement (voire entièrement, outre les parties génitales, comme le prétend l’éminente Françoise Héritier) des constructions sociales. Ces artifices du patriarcat serviraient à justifier et maintenir l’oppression des femmes. De part leur origine humaine et leur nocivité, il faudrait alors s’en éloigner. Nous avons vu que cette récupération du socio-constructivisme était invalide sur le plan scientifique, impertinente sur le plan de la réflexion et injustifiée sur le plan moral.

En résumé…

… la position féministe est jonchée de mythes en tout genre. Ces mythes surpassent de très loin les apports pertinents du féminisme. Les apports du féminisme sont d’ailleurs généralement eux-même la source de nouveaux mythes ou vecteurs d’anciens (concernant les violences conjugales et sexuelles notamment). Ce n’est pas tant ces mythes, mais l’incapacité des féministes à reconnaitre l’invalidité de ces mythes, qui justifie une opposition à cette idéologie. Se tromper, même 100 fois, ce n’est pas grave. Persister en faisant fie des conséquences, ça c’est grave.

Féminisme première vague

Digne précurseur des féminismes modernes

Finalement, nous avons vu que la misandrie du féminisme remontait jusqu’à ses balbutiements et que les “féminazies” (sic) ou autres féministes extrémistes, ne sont que les dignes héritiers du féminismes de nos ancêtres. De la rémunération du travail domestique, aux réunions en non-mixité, le féminisme a toujours été absurde et puérile qu’on ne l’observe aujourd’hui chez les militants féministes. Les sujets sont certes, peut-être un peu plus superficiel par endroits, mais interprétation l’est tout autant qu’auparavant. Ce n’est que grâce à une vision fantasmée et partiale ou point d’être révisionniste de l’histoire de ce mouvement que cette impression persiste. L’aperçu au sein des milieux féministes militants actuels que permettent les réseaux sociaux et de communication modernes ne font que montrer ce qui s’y est toujours déroulé.

L’égalité aujourd’hui

Finalement, nous avons constaté qu’en plus d’une oppression légale et culturelle des hommes par le passé, cette oppression persiste encore aujourd’hui, et ce, au point qu’on ne puisse parler d’égalité en Droit.

En résumé…

… le féminisme est ce qu’il est depuis ces débuts et n’est pas près de changer, quel que soit l’époque ou l’endroit dans le monde.

Pour aller plus loin…

Une version un peu plus complète de mon propos sera disponible en livre dès l’année prochaine. En espérant que vous avez trouvé cette introduction intéressante et pertinente.

Que ce soit dans cette série d’articles ou dans la version un peu plus complète du livre, gardez en tête que ce n’est qu’une introduction à mon anti-féminisme qui est loin d’être exhaustive. Il y a plusieurs points qui ne sont pas suffisamment développés et d’autres qui ne sont tout simplement pas abordés.

  • L’argumentation portée sur l’utilitarisme du féminisme a été exclu. C’est un risque, mais si opposition au féminisme il y a, je préfère qu’elle ne soit pas gynocentrée. Je n’ai donc pas aborder le satisfaction de vie moindre des femmes en Occident (notamment des femmes célibataires et nullipares), leur surconsommation croissante d’anti-dépresseurs, leur stress plus grand concernant des matières scolaires comme les mathématiques, etc., pour réfuter les arguments de Mill par exemple ou encore la condamnation du mariage.
  • Le cas du féminisme à l’étranger n’a été que mentionné à la volée et devait à l’origine constituer un chapitre entier. Il s’agissait du dernier chapitre étant donné que c’est le tout dernier argument qu’une personne convaincue par les précédents prononcera.
  • Non pas dans un souci de concision, mais de pertinence, aucune sociologie de la féministe ni du féministe n’a été développée.
  • La mauvaise foi des féministes, bien que mentionnée à l’occasion, n’a pas été abordée en profondeur non plus dans le but d’éviter de donner l’impression de s’attaquer à un homme de paille basé sur les extrémistes.
  • Une critique des arguments féministes pour le suffrage féminin ou l’émancipation de la femme n’a pas développée non plus. Malgré l’extrême pertinence d’une telle démarche qui aurait, je l’espère, montré que les arguments féministes étaient en fait du même acabit et relevaient des mêmes sophismes que ceux des anti-féministes de l’époque (appels à la nature, à la religion, etc.), j’ai considéré que cette partie aurait été perçue comme un argumentaire à charge contre les droits des femmes. Or, la seule chose critiquée ici est le féminisme. Même si de mauvaises raison sont à l’origine de l’avancée des droits des femmes, leur conséquence est bienvenue et de toute façon, la situation critiquée par les féministes étaient – à mon avis – injuste. Donc peu importe.
  • La misandrie revendiquée n’est que superficiellement mentionnée, quand bien même elle concernait des figures éminentes du mouvement féministes, y compris chez les proto-féministes (e.g. Fourrier).

Cet ouvrage n’est donc pas exhaustif et ne suffit pas à lui seul à réellement rejeter totalement le féminisme de A à Z, même selon uniquement l’approche anti-sexiste de l’antiféminisme. Il revient alors à vous d’approfondir ces sujets. J’insiste donc encore une fois sur ce point : cet ouvrage ne suffit pas, à lui seul, à réfuter toutes les positions féministes, y compris celles abordées. Voyez-le comme un guide à la discussion, au débat. Un exposé d’une partie de nos arguments et contre-arguments. Si à l’avenir, les débats dépassent les points abordés ici sur lesquels nous nous serons alors toutes et tous mis d’accord, alors ce livre aura entièrement atteint son objectif.

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