L’oppression financière de la femme

Le message véhiculé par le discours autour de l’écart salarial ou du plafond de verre consiste à défendre l’idée que les femmes sont opprimées non seulement symboliquement, mais aussi factuellement. Les conséquences de leur oppression sont tangibles : à la fin de la journée, elles ont moins de ressources à disposition. Ceci n’est pas seulement faux, c’est l’inverse qui est vrai (de l’aveu même des féministes). Les femmes contrôlent des revenus plus élevés que les hommes dans l’absolu, mais aussi relativement à leur implication dans le bon fonctionnement de la société.

NDLR : Nous ne parlerons ici que du contexte conjugal et non pas de la famille en général ni des couples divorcés. Dans ces deux cas, les femmes semblent pâtir de la situation et dans le premier cas, elles semblent en pâtir davantage que les hommes. Ainsi, l’héritage ou les diverses pensions associées à une séparation/divorce ne seront pas prises en compte, mais pour un aperçu de l’approche féministe : Poetic Justice For Feminism.

Au sein du couple

Le discours féministe nous rapporte avec fierté que les femmes contrôleraient 85% du total des dépenses [1][2]. Même si elles gagnent moins et paient moins d’impôts, elles décident du mobilier dans 94% des cas, du logement dans 91% des cas, du lieu de vacances dans 92% des cas, de la voiture à acheter dans 65% des cas, de l’ordinateur dans 66% des cas, etc. Elles contrôlent l’argent du couple, alimenté principalement par le mari, mais tout ceci opprime les femmes. En effet, elles se sentent délaissées et leurs besoins ne sont pas pris en compte par les publicitaires, constructeurs automobiles, etc. Par ailleurs, toutes ces décisions consistant à se demander comment dépenser l’argent qu’elles n’ont pas gagné d’elles-mêmes représente une charge mentale. Évidemment.

« If the consumer economy had a sex, it would be female. Women drive 70-80% of all consumer purchasing, through a combination of their buying power and influence. Influence means that even when a woman isn’t paying for something herself, she is often the influence or veto vote behind someone else’s purchase. »

Top 10 Things Everyone Should Know About Women Consumers, Bridget Brennan, Forbes

On retrouve le même phénomène avant que le couple ne se forme, pendant la période de drague [3]. Les entrées en boite sont gratuites pour les femmes (ou moins chères). On peut aussi mentionner qu’un nombre significatif de femmes pratiquent le ‘foodie-call’ [4], etc. Et à la sempiternelle réponse « Si c’est gratuit, c’est toi le produit », je répondrai que bénéficier gratuitement d’un service et de façon exclusive est littéralement un privilège. Si une personne doit avoir travaillé une demi-journée pour bénéficier d’un service, alors c’est son corps qui est exploité, pas la personne qui bénéficie de ce service gratuitement. Penser le contraire est un symptôme du hamster.

Si les femmes contrôlent une large majorité des dépenses, dans un monde où elles sont rémunérées selon la même grille que les hommes, alors on ne peut justifier leur hypergamie par leur nécessité de trouver un bon pourvoyeur pour survivre. Le but n’est pas de survivre, mais trouver le meilleur cueilleur de coton, mais ne nous attardons pas sur le cas de l’hypergamie féminine puisque ce n’est pas le sujet.

À l’échelle sociétale

En Nouvelle-Zélande, la femme moyenne coûte 150k$ tout au long de sa vie entière [5]. L’homme est quant à lui légèrement dans le positif. Jamais elle ne rembourse sa dette, l’homme l’a déjà entièrement remboursée à 40 ans. À aucun moment de sa vie elle n’aura rapporté plus qu’elle n’aura coûté. Au mieux, son bilan net minimal est de 50 000$ vers la cinquantaine. La femme moyenne rapporte plus à l’année qu’elle ne coûte à l’année seulement entre ses 45 et 64 ans. L’homme commence à rembourser sa dette dès ses 23 ans, est positif dès ses 38 ans jusqu’à ses 80 ans.

On observe le même phénomène au Danemark [6]. La femme coûte en moyenne 1,6 million de couronnes (360k$), l’homme en rapporte en moyenne 0,6million (140k$), soit une différence de 2,2 millions de couronnes danoises (500k$)

En somme, la femme vit à crédit sur le dos son oppresseur. Drôle de relation de domination vous avouerez… En fait ce serait même du jamais vu. C’est d’autant plus improbable qu’il s’agit d’un choix de fonctionnement sociétal qui convient mieux aux femmes qu’aux hommes !

Préférences genrées

Les femmes sont en effet davantage favorables à la redistribution des richesses [7]. Richesses qu’elles ne produisent pas, mais dont elles sont les premières à bénéficier. Facile d’être généreux avec l’argent des autres… On ne retrouve aucune différence h/f chez les gens sur la gauche de l’échiquier politique, mais il y en a chez les modérés, et encore plus chez les gens de droite. Pire encore, cette différence est positivement corrélée avec l’égalitarisme du pays : plus le pays est égalitariste (donc plus elle est supposément forte et indépendante), plus elle attend des aides financières publiques à son égard. Ce qui rajoute une nouvelle dimension au paradoxe norvégien.

Communisme conjugal

Colttaine a déjà résumé la situation avec éloquence [9][10] : la position des hommes de droite n’est pas cohérente. On ne peut critiquer le communisme, le marxisme ou le socialisme tout en prônant ce même fonctionnement à l’échelle de la famille. La justification traditionaliste au maintient de ce fonctionnement renvoie à la maternité. C’est la même position que la féministe Suisse Emilie Kempin-Spyri qui défendait l’exemption des femmes du service militaire. C’est aussi une explication évolutionniste de nos sociétés, mais explication ne signifie pas justification. Pour que cette justification soit recevable, il faudrait plusieurs critères à remplir : accoucher d’au moins 2 enfants, ne pas avoir à disposition aspirateurs, machine à laver, lave-vaisselle et toute une ribambelle d’outils facilitant le travail domestique. Si les femmes avaient le temps de remplir toutes ces tâches pour une famille nombreuse à une époque où laver le linge ne se limitait pas à remplir un tambour et appuyer sur deux boutons, mais consistait plutôt à faire plusieurs centaines de mètres pour laver manuellement le linge pendant des heures, alors la femme moderne équipée se doit de s’impliquer de façon proportionnée.

Les droitards vivent dans le déni. Une femme tradi, aujourd’hui, ça n’existe pas. Une femme sachant cuisiner correctement et qui serait heureuse de maintenir le foyer en ordre et de soutenir tous les membres de la famille et qui éviterait de divorcer sans faute, ça n’existe pas.

Conclusion

Étudier uniquement les salaires ou les revenus liés à l’activité professionnelle ne suffit pas à rendre compte des revenus réels d’un individu. Ici, nous avons vu que les femmes touchaient des revenus indirects et que les hommes pourvoient ce revenu. Au sein du couple, la femme gagne moins, mais elle contrôle plus d’argent. Ceci peut aussi expliquer elles déclarent se satisfaire de revenus moindre et ne pas demander davantage d’augmentation de salaire par exemple.

Cette redistribution opère aussi à l’échelle sociétale. La femme forte et indépendante est un mythe car la femme non-mariée a simplement troqué son mari pour l’État. Le pourvoyeur a changé, pas le mode de fonctionnement. Avec une natalité inférieure à deux, les femmes ne représentent plus aucun intérêt supplémentaire pour la société qu’un citoyen lambda bénéficiaire de diverses aides sociales, donc la vision des droitards n’est aucunement justifiable. Les exceptions ne suffisent pas à réfuter la règle générale. Les femmes ponctionnent plus qu’elles n’apportent, et personne ne semble décidé à leur demander de rendre des compte, surtout pas Lucile Peytavin. La société est une cours de récréation pour les femmes. Penser cela est aujourd’hui misogyne puisqu’attendre la moindre chose des femmes est misogyne… Tant pis, alors que la société s’effondre sous le poids de sa prétendue pureté morale.

Sources :

[1] Statistics on the Purchasing Power of Women, Girl Power Marketing
[2] The Female Economy, M. J. Silverstein & K. Sayre (2009)
[3] Who Pays for Dates? Following Versus Challenging Gender Norms, J. Lever, D. A. Frederick & R. Hertz (2015)
[4] Foodie calls: Dating for a free meal (rather than a relationship), ScienceDaily (2019)
[5] The Distribution of Income and Fiscal Incidence by Age and Gender: Some Evidence from New-Zealand, O. Aziz, N. Gemmell & A. Laws (2013)
[6] Kvinder er en ”underskudsforretning”, T. K. Andersen (2013)
[7] Women’s Voice on Redistribution: from Gender Norms to Taxation, M. Bozzano, P. Profeta, R. Puglisi & S. Scabrosetti (2021)
[8] Communism For Two, Colttaine
[9] Domestic Parasitism, Colttaine

7 Replies to “L’oppression financière de la femme”

  1. A chaque fois que j’essaye de partager un lien de cet article sur youtube, mon commentaire est ban.
    Je ne sais pas si c’est que chez moi que ça fait ça.

    1. Youtube a énormément de mal avec les liens… Et les commentaires sont supprimés de manière totalement aléatoire par youtube parfois… C’est pas forcément de la censure, c’est juste un site pourri. Essaie en enlevant les points, par exemple : ” mgtow-france[point]fr/2021/03/loppression-financiere-de-la-femme/ “

  2. Bonjour, vous avez cité les chiffres (du coût des femmes et des hommes) de Nouvelle-Zélande et du Danemark. C’est chiffres existe il pour la France ? Le fait que les femmes coûtent plus que les hommes est une évidence. La maternité coûte énormément. Mais sans ce travail, la société ne pourrai pas se perpétuer. Du coup je vous trouve un peu dure vis a vis des femmes. Cependant, la vague misandre qui déferle sur l’occident depuis quelques années doit être combattu. Ce genre de chiffre permettait de rappeler quelque vérité a l’heure où l’homme et le masculin est dévalorisé chaque jour.

    1. Je n’ai pas connaissance de chiffres français. Quant à la maternité, je dis ceci dans l’article : ” Pour que cette justification soit recevable, il faudrait plusieurs critères à remplir : accoucher d’au moins 2 enfants, ne pas avoir à disposition aspirateurs, machine à laver, lave-vaisselle et toute une ribambelle d’outils facilitant le travail domestique. Si les femmes avaient le temps de remplir toutes ces tâches pour une famille nombreuse à une époque où laver le linge ne se limitait pas à remplir un tambour et appuyer sur deux boutons, mais consistait plutôt à faire plusieurs centaines de mètres pour laver manuellement le linge pendant des heures, alors la femme moderne équipée se doit de s’impliquer de façon proportionnée. “.

  3. Je vais en ajouter une couche : quand le féminisme fait la soi-disant promotion de l’égalitarisme à tout crin, alors il est urgent de demander les chiffres en France et de réclamer un enquête si elle n’a jamais été faite. Si une femme coûte un centime de plus alors il y a inégalité en défaveur des hommes. Il est grand temps de se montrer aussi cons qu’elles = retourner les armes de l’ennemie = retourner leur hamster contre elle, si l’on veut espérer gagner quelque chose d’ici 100 ou 200 piges …
    Je n’ai jamais cru que c’est en affichant la logique des hommes et notre rationalité qu’on pouvait faire évoluer quoi que ce soit.

    Utiliser leur logique contre elle est une voie à explorer si ce n’est pas déjà fait.

    Exemple très simple à la portée d’un enfant de 5 ans:
    Depuis qu’il y a des ministres de l’égalité des droits hommes femmes, jamais un homme n’a tenu ce poste … Donc tous les prochains ministres doivent être des hommes tant que cette durée n’aura pas égalée celle des ministres femmes… Et à la seconde près ! Sinon il y a inégalité ! C’est discriminatoire et blablabla … Je sais, je sais, je me victimise … Veuillez m’excusez …

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