Quelques leçons de la crise du COVID19

La pandémie de COVID19 n’a au premier abord rien à voir avec MGTOW et on pourrait se dire que cet article est hors-sujet. Et pourtant, comme dans toutes les crises, la notion de prévoyance et d’anticipation du risque sont essentielles; des valeurs fondamentalement MGTOW.

De l’importance de connaître son exposition aux risques

L’immense majorité du temps, nous ne pensons même plus aux risques qui nous entourent, aux approvisionnements, aux potentielles crises qui peuvent subvenir. Certains d’entre nous ont entendu des récits de l’époque de la guerre, du rationnement, du marché noir… Mais ces descriptions ne suffisent pas, parce que nous voulons tous croire que le monde facile et paisible durera toujours.

Historiquement, on peut dire que nous avons désappris l’autonomie nécessaire à la survie, notamment avec le processus d’urbanisation. Pourquoi apprendre à faire son pain si on peut l’acheter au coin de la rue ? Ce processus advient dans tous les domaines, dès qu’une alternative plus facile se présente. De la même manière, un certain nombre d’hommes mariés désapprennent à cuisiner ou à gérer leurs problèmes administratifs parce que quelqu’un le fera pour eux. Dans un cas comme dans l’autre, on ne se rend compte de son erreur qu’en période de crise, quand il est trop tard. Et c’est l’un des objectifs de MGTOW : annoncer à des hommes trop confiants qu’ils ne sont jamais à l’abris du pire et qu’ils doivent l’anticiper.

La notion de gestion du risque est ainsi ancrée dans l’ADN MGTOW. Pour un MGTOW, sortir avec une collègue de travail est perçu comme un risque. C’est un risque de dégradation de ses conditions de travail voire un risque d’accusations/diffamations à plus long terme. Et contrairement à une idée répandue, MGTOW n’est pas prescriptif : chaque MGTOW gère le risque à sa manière, de même que chaque survivaliste gère le risque à sa manière. Certains vont prévoir un bunker avec 10 ans de nourriture, d’autres vont apprendre à connaître leur environnement proche et à chasser du petit gibier. Ce qui compte en définitive c’est, au minimum, d’avoir conscience du risque et de le prendre en compte dans ses choix.

Il n’y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance.

Voltaire

Comment survivre au “survivalisme du dimanche” ?

La fameuse pandémie a déclenché des comportements jamais vu depuis une cinquantaine d’années. Des supermarchés pris d’assaut, des rayons vidés, des gens paniqués qui empilent des stocks de conserves en prévision d’une quarantaine forcée. Bref, le survivalisme du dimanche dans toute sa splendeur.

Règle 1 : Toujours avoir un coup d’avance

Pour survivre au survivalisme amateur, il faut apprendre à anticiper. Il faut avoir un coup d’avance sur Monsieur ToutLeMonde qui n’est globalement pas très réactif. Quand Monsieur ToutLeMonde se précipite en supermarché pour acheter 6kg de nouilles et de riz (alors que l’on parle de crise en France depuis 2 semaines), il faut déjà les avoir chez soi. Idem pour les produits d’hygiène.

En somme, il ne faut jamais attendre les mouvements de foule, et toujours les anticiper. Suivre la masse ne suffit pas.

Règle 2 : Il faut penser à tout

La pratique la plus fréquente de Monsieur ToutLeMonde consiste à stocker des tonnes de nourriture (nouilles/riz, céréales etc) mais à faire l’impasse sur quantité d’autres achats pourtant essentiels : de l’eau, du savon, des sacs poubelle… Ou même sur des préparations simples : avoir retiré un peu d’argent liquide, juste au cas où la banque reste fermée.

C’est bien beau d’avoir de la nourriture pour un mois, mais si on ne peut pas la cuisiner ou qu’on n’a rien à boire, ça ne sert pratiquement à rien. Penser en amont des mouvements de foule permet de penser à tout et de ne pas manquer d’éléments indispensables.

Règle 3 : Certains produits peuvent être détournés de leur usage habituel

Oui, le gel hydroalcoolique en petits flacons peut s’avérer pratique. Mais, en temps de crise et de pénurie de l’eau de Cologne, de l’alcool ménager ou même de la vodka discount peut dépanner. Si le produit que vous voulez n’est pas disponible, il faut penser à ses substituts possibles.

Les temps de crise sont globalement l’occasion de revoir ses exigences à la baisse (mieux vaut un savon premier prix que pas de savon du tout) et d’adapter ce qu’on a sous la main.

La crise derrière la crise…

Bien qu’elle occupe l’essentiel des gros titres, la crise du COVID19 ne doit pas faire oublier une autre crise. Derrière la crise sanitaire, il est vraissemblable qu’une crise financière va survenir. Les plus impatients l’attendaient depuis environ deux ans, mais on peut sans trop se mouiller dire qu’on en entendra parler d’ici quelques mois.

Le monde de la finance est incroyablement complexe, mais si on devait résumer la semaine dernière en trois idées :
– la panique sur les marchés est réelle (VIX à 75, quasiment du jamais vu)
– les indices ont lourdement chuté (-25% pour le CAC40)
– les marchés n’anticipent pas vraiment de reprise économique et les tensions autour du marché du pétrole risquent de compliquer la situation.

VIX (indice de volatilité des marchés) : en général, un VIX supérieur à 30 indique une probabilité de crise et un VIX supérieur à 50 indique un risque de crise élevé. Nous sommes à plus de 75, tirez-en vos conclusions…
CAC40, -25% en une semaine…

C’est à vous d’anticiper la prochaine crise. Personne ne le fera à votre place. Ayez une solution de secours au cas où vous perdez votre emploi, ayez un petit bas-de-laine et préparez les répercussions qu’une crise économique de grande ampleur peut avoir sur votre vie. Etre conscient des risques et s’y préparer, c’est la clef !

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