L’amour dans Le Petit Prince

Le Petit Prince est une œuvre fascinante et qui peut être comprise à travers de nombreuses grilles de lecture. Dans cet article, nous étudions la relation particulière du Petit Prince avec la rose, parabole d’une relation amoureuse riche en enseignements.

L’histoire et son interprétation

Rappelons l’histoire : le Petit Prince vit sur une petite planète, et il doit prendre soin de ne pas laisser germer des baobabs. Un jour, à sa grande surprise, une rose se met à pousser. Comme il n’a jamais rencontré de telle fleur par le passé, le Petit Prince s’en éprend et cherche à la protéger. Mais, après bien des remontrances et des déceptions, il décide de voyager et lui fait ses adieux.

La plus grande part du récit montre alors le Petit Prince alternant entre des reproches contre sa fleur (elle n’était pas unique, elle mentait, elle était coquette…) et des idéalisations amoureuses (il est responsable de sa fleur, l’essentiel est invisible pour les yeux, il lui doit protection). Le récit s’achève sur une note romantique et le Petit Prince meurt dans le désert pour rejoindre “sa” rose.

Pour un MGTOW, on peut interpréter la relation du Petit Prince à sa fleur comme une pilule rouge qui n’est pas complètement assimilée et qui conduit le Petit Prince à revenir à la plantation. Dans le récit, deux choses ramènent le Petit Prince vers la pilule bleue. D’abord le constat répété de la médiocrité d’un monde sans amour (la visite des 6 planètes) et aussi le conseil du renard. C’est le renard qui suggère au Petit Prince d’apprivoiser sa rose et lui permet ainsi de passer le choc de la découverte de milliers de roses identiques à la sienne (la pilule rouge).

Deux brèves notes avant de commencer l’analyse :
– Nous oserons supposer que “respirer une fleur” dans la bouche du Petit Prince signifie en réalité “déflorer une femme”. Ainsi, les 6 planètes habitées par des hommes qui n’ont jamais “respiré une fleur” sont habitées par des hommes vierges…
– Une analyse simplement chronologique du récit ne permettrait pas d’en faire ressortir toute la richesse, et donc nous avons réordonné certains passages.

La rose, sur un piédestal

Comme la plupart des hommes pilule bleue, le Petit Prince place les fleurs sur un piédestal. Elles sont faibles, naïves, et toute méchanceté de leur part n’est jamais de leur faute. Le Petit Prince cède intégralement à l’orgueil : il s’exagère la fragilité des fleurs pour se sentir, lui, important. Ressort psychologique qui fait partie intégrante de la sous-compétence feinte.

Mais après un silence il me lança, avec une sorte de rancune:
– Je ne te crois pas ! Les fleurs sont faibles. Elles sont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent. Elles se croient terribles avec leurs épines…

Chapitre 7

D’autre part, comme de nombreux hommes inexpérimentés, le Petit Prince exagère l’importance de “respirer des fleurs”. Exagération flatteuse à certains égards (lui, au moins, a respiré une fleur et aimé quelqu’un !) mais trompeuse : “respirer une fleur” n’a jamais fait d’une crapule un grand homme…

Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n’a jamais respiré une fleur. Il n’a jamais regardé une étoile. Il n’a jamais aimé personne. Il n’a jamais rien fait d’autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi: “Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !” et ça le fait gonfler d’orgueil.

Chapitre 7

Le Petit Prince chevalier blanc

De nombreux passages, datant surtout du début de la relation du petit prince avec la rose, montre le comportement typique du chevalier blanc. Le Petit Prince accepte un rôle de protecteur de la rose, et se fait volontairement le serviteur de celle-ci, en sa présence comme ailleurs.

– Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans les millions et les millions d’étoiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: “Ma fleur est là quelque part…” Mais si le mouton mange la fleur, c’est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s’éteignaient ! Et ce n’est pas important ça !
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J’avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Je lui disais: “La fleur que tu aimes n’est pas en danger… Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton… Je te dessinerai une armure pour ta fleur… Je…” Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit.

Chapitre 7

Un élément intéressant c’est de constater que le Petit Prince s’aveugle volontairement sur les défauts de la rose pour ne garder que le positif. Sa prétention, par exemple, est ignorée au motif qu’elle est émouvante.

Le petit prince, alors, ne put contenir son admiration:
– Que vous êtes belle !
– N’est-ce pas, répondit doucement la fleur. Et je suis née en même temps que le soleil…
Le petit prince devina bien qu’elle n’était pas trop modeste, mais elle était si émouvante !
– C’est l’heure, je crois, du petit déjeuner, avait-elle bientôt ajouté, auriez-vous la bonté de penser à moi…
Et le petit prince, tout confus, ayant été chercher un arrosoir d’eau fraîche, avait servi la fleur.

Chapitre 8

On constate aussi la présence de techniques de manipulation où la rose cherche à culpabiliser le Petit Prince en se montrant souffrante. L’emprise de la rose sur le Petit Prince est toxique, mais celui-ci se soumet volontiers.

Vous n’auriez pas un paravent ?
“Horreur des courants d’air… ce n’est pas de chance, pour une plante, avait remarqué le petit prince. Cette fleur est bien compliquée…”
– Le soir vous me mettrez sous globe. Il fait très froid chez vous. C’est mal installé. Là d’où je viens…
Mais elle s’était interrompue. Elle était venue sous forme de graine. Elle n’avait rien pu connaître des autres mondes. Humiliée de s’être laissé surprendre à préparer un mensonge aussi naïf, elle avait toussé deux ou trois fois, pour mettre le petit prince dans son tort:
– Ce paravent ?…
– J’allais le chercher mais vous me parliez !
Alors elle avait forcé sa toux pour lui infliger quand même des remords.
Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d’elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et était devenu très malheureux.

Chapitre 8

Le jeu (cruel) de l’amour

Antoine de Saint-Exupéry remet en question le jeu amoureux. Ce sera le début d’une prise de recul sur l’histoire d’amour du Prince et de sa rose. Le Petit Prince reproche à la rose ses caprices (la rose a demandé un globe pour se protéger du vent, mais elle n’en a jamais eu besoin). Et Saint-Exupéry de nous faire remarquer que l’excès de complications de la rose finit par masquer l’essentiel. La rose n’a jamais dit au Petit Prince qu’elle l’aimait, par soucis des apparences…

– Adieu, dit-il à la fleur.
Mais elle ne lui répondit pas.
– Adieu, répéta-t-il.
La fleur toussa. Mais ce n’était pas à cause de son rhume.
– J’ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d’être heureux.
Il fut surpris par l’absence de reproches. Il restait là tout déconcerté, le globe en l’air. Il ne comprenait pas cette douceur calme.
– Mais oui, je t’aime, lui dit la fleur. Tu n’en as rien su, par ma faute. Cela n’a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. Tâche d’être heureux… Laisse ce globe tranquille. Je n’en veux plus.

Chapitre 9

Le Petit Prince prend progressivement conscience que son interaction avec la rose relève du théâtre. Il va “faire semblant de la soigner” parce qu’elle ferait “semblant de mourir pour échapper au ridicule” sinon. La pilule rouge commence à s’imposer.

Une brève pilule rouge…

La véritable remise en question pour le Petit Prince viendra de la découverte d’autres roses (comprendre, d’autres femmes). S’en suit une profonde remise en question : pourquoi la rose a-t-elle menti en se déclarant “unique” ? qu’a-t-elle exactement de particulier puisque toutes les roses sont “semblables” ?

Ce spleen de la similarité indifférenciante des femmes fait écho à celui de Solal dans Belle du Seigneur : N’oubliez pas le mépris d’avance de Don Juan. Comme je vous l’ai dit, ce mépris, c’est parce qu’il sait que s’il le veut, dans trois jours au même dans trois heures, cette fierté sociale, si digne en son fauteuil, il sait que s’il le veut elle roucoulera de certaine idiote façon et prendra dans le lit diverses positions peu compatible avec sa dignité actuelle.”.

Mais délaissons Solal pour l’instant et lisons plutôt la rencontre du Petit Prince avec les roses.

C’était un jardin fleuri de roses.
– Bonjour, dirent les roses.
Le petit prince les regarda. Elles ressemblaient toutes à sa fleur.
– Qui êtes-vous ? leur demanda-t-il, stupéfait.
– Nous sommes des roses, dirent les roses.
– Ah! fit le petit prince…
Et il se sentit très malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu’elle était seule de son espèce dans l’univers. Et voici qu’il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin !
“Elle serait bien vexée, se dit-il, si elle voyait ça… elle tousserait énormément et ferait semblant de mourir pour échapper au ridicule. Et je serais bien obligé de faire semblant de la soigner, car, sinon, pour m’humilier moi aussi, elle se laisserait vraiment mourir…”

Chapitre 20

Se remémorant la scène, le Petit Prince précisera dans un autre chapitre :

“J’aurais dû ne pas l’écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m’en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m’avait tellement agacé, eût dû m’attendrir…”
Il me confia encore: 
“Je n’ai alors rien su comprendre ! J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. Je n’aurais jamais dû m’enfuir ! J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer.”

Chapitre 8

Premier conseil : ne pas se laisser aspirer par le théâtre amoureux et rester pragmatique. Les jeux de l’amour ont une dimension théâtrale. Et pour tragique qu’ils puissent être parfois, il convient de distinguer le fond et la forme, le texte et le méta-texte…

Deuxième conseil : il faut se réjouir de ce que les femmes ont à offrir et prendre soin de négliger les complications qu’elles introduisent dans un couple. Les ruses qu’utilisent les femmes pour susciter tel ou tel sentiment ne sont pas toujours bénéfiques pour la relation. Il vaut mieux se contenter d’une observation pragmatique : votre vie est-elle plus agréable avec votre copine ou sans elle ?

Troisième conseil : Il faut juger les femmes sur leurs actes et non sur leurs mots. On se permettra de suggérer d’en faire autant pour les hommes dans un esprit républicain de parité et d’égalité, et puis pour éviter des désillusions. Les mots sont bien plus souvent trompeurs que les actes.

Enfin, le Petit Prince regrette la contradiction permanente des femmes et accuse sa jeunesse qui ne lui permettait pas de “savoir aimer”. On ne peut s’empêcher de penser que c’est parce qu’il a vu d’autres roses et qu’il a pris un recul indispensable grâce à la pilule rouge qu’il est désormais capable d’aimer.

L’unicitose

La prise d’une pilule rouge n’est jamais définitive et le Petit Prince rechute rapidement, au point de développer une forme d’unicitose. Cette rose, en bonne partie par coquetterie, est si belle à ses yeux qu’il la croit unique…

J’appris bien vite à mieux connaître cette fleur. Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples, ornées d’un seul rang de pétales, et qui ne tenaient point de place, et qui ne dérangeaient personne. Elles apparaissaient un matin dans l’herbe, et puis elles s’éteignaient le soir. Mais celle-là avait germé un jour, d’une graine apportée d’on ne sait où, et le petit prince avait surveillé de très près cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles. Ça pouvait être un nouveau genre de baobab. Mais l’arbuste cessa vite de croître, et commença de préparer une fleur. Le petit prince, qui assistait à l’installation d’un bouton énorme, sentait bien qu’il en sortirait une apparition miraculeuse, mais la fleur n’en finissait pas de se préparer à être belle, à l’abri de sa chambre verte. Elle choisissait avec soin ses couleurs. Elle s’habillait lentement, elle ajustait un à un ses pétales. Elle ne voulait pas sortir toute fripée comme les coquelicots. Elle ne voulait apparaître que dans le plein rayonnement de sa beauté. Eh! oui. Elle était très coquette ! Sa toilette mystérieuse avait donc duré des jours et des jours. 

Chapitre 8

L’unicitose reste perturbée par des crises de doute. Il cherche à rationnaliser son amour pour la rose via ses conversations avec le renard. Le personnage du renard est ici énigmatique : s’agit-il de la parabole d’une femme plus expérimentée (la mère peut-être), d’un homme traditionnaliste attaché à l’ordre plantationniste du monde (selon lequel les hommes doivent se sacrifier pour être des “vrais” hommes), ou même d’un discours intérieur du Petit Prince (le renard est-il un hamster ?).

Quoi qu’il en soit, dans la logique du renard, si la rose est spéciale et unique, c’est parce que le Petit Prince se sacrifie pour elle. Dans une inversion des causes et des conséquences, c’est l’accumulation de ses efforts qui justifie que la rose mérite ses efforts. L’amour du Petit Prince pour sa rose relève en fait de l’effet Ikea !

– Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.
Le petit prince s’en fut revoir les roses:
– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.
Et il revint vers le renard:
[…]
– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

Chapitre 21

Il est utile de préciser que le Petit Prince est dans une logique sacrificielle caractéristique du gynocentrisme. Il estime devoir mourir pour une rose pour lui prouver son amour. Concept déjà décliné ad nauseam sous les plumes romantiques de l’allemand Johann Wolfgang von Goethe (Les souffrances du Jeune Werther), de Lord Byron et des français Benjamin Constant (Adolphe), Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse), François-René de Chateaubriand (Atala et René)…

Le retour à la plantation

Comme beaucoup d’hommes, le Petit Prince insuffle à sa logique sacrificielle une forme de gloire et de poésie qui la rend acceptable. Le narrateur est d’ailleurs ému par la “fidélité” du Petit Prince pour sa rose : la tragédie devient poésie…

– Les étoiles sont belles, à cause d’une fleur que l’on ne voit pas…
Je répondis “bien sûr” et je regardai, sans parler, les plis du sable sous la lune. […]
Comme ses lèvres entr’ouvertes ébauchaient un demi-sourire je me dis encore: “Ce qui m’émeut si fort de ce petit prince endormi, c’est sa fidélité pour une fleur, c’est l’image d’une rose qui rayonne en lui comme la flamme d’une lampe, même quand il dort…” Et je le devinai plus fragile encore. 

Chapitre 24

Enfin et ce sera notre dernier extrait, le Petit Prince se décide à repartir pour sa planète pour y retrouver sa rose. Il y a beaucoup de roses de par le monde, mais leur nombre ne suffit pas à être heureux. En revanche, une seule rose, la sienne, celle dont il est “responsable”, suffit à son bonheur.

-Les hommes de chez toi, dit le petit prince, cultivent cinq mille roses dans un même jardin… et ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent.
– Ils ne le trouvent pas, répondis-je…
– Et cependant ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau…
– Bien sûr, répondis-je.
Et le petit prince ajouta:
– Mais les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cœur.
J’avais bu. Je respirais bien. Le sable, au lever du jour, est couleur de miel. J’étais heureux aussi de cette couleur de miel. Pourquoi fallait-il que j’eusse de la peine…
– Il faut que tu tiennes ta promesse, me dit doucement le petit prince, qui, de nouveau, s’était assis auprès de moi.
– Quelle promesse ?
– Tu sais… une muselière pour mon mouton… je suis responsable de cette fleur !

Chapitre 25

Ce dernier paragraphe signe donc un retour du Petit Prince vers la plantation. Il accepte de renoncer à son indépendance et de dédier sa vie à une rose, quels que soient ses défauts, parce que c’est “sa” rose.

Conclusion

Le Petit Prince est un livre magnifique, solaire. Antoine de Saint-Exupéry y aborde de nombreuses questions : le sens de la vie, la source du bonheur, l’amitié, la solitude, l’amour… Sur cette dernière question, l’ouvrage est troublant dans son alternance entre une idéalisation béate d’une rose orgueilleuse et une critique acerbe de l’inutile complexité du rapport homme/femme.

En filigrane, on lit l’histoire d’un jeune homme inexpérimenté en amour qui rencontre une femme sûre d’elle. Leur couple se brise à force de drama et le Petit Prince s’éloigne de la rose. Il part pour un voyage initiatique hors de la plantation (sa planète) avant d’y revenir par idéalisation de l’être aimé et vraisemblablement sous la pression sociale (le renard).

Le Petit Prince n’est pas à proprement parler un ouvrage pilule rouge, loin s’en faut, mais c’est un ouvrage qui permet de mettre en évidence les biais psychologiques des hommes en amour. En particulier, une tentation de l’amour-sacrifice qui peut virer à l’auto-destruction...

2 Replies to “L’amour dans Le Petit Prince”

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