La Menace du Stéréotype

Les stéréotypes existent depuis toujours. Certains sont flatteurs, d’autres moins et on brandit régulièrement les stéréotypes comme explication de disparités de performance. Cette “menace du stéréotype” (MS) pèserait sur des personnes soumises à des stéréotypes dégradants (en fonction du sexe, de l’ethnie, de l’âge, etc.), contrairement au ‘Stereotype Lift‘ (Walton & Cohen (2003)) que nous n’aborderons pas dans cet article.

Bien qu’étudiée depuis des décennies maintenant, l’existence de la menace du stéréotype et son impact restent grandement controversées. Tentons d’y voir plus clair…


Avant d’étudier l’importance de ce phénomène, passons en revue les prémices nécessaires à l’existence de ce mécanisme.

Prémices remplies ?

La sous-représentation de personnages féminins forts et indépendants dans notre culture serait l’une des causes principales de cette menace. Les femmes sont sous-représentées dans certains métiers réputés ou prestigieux, ce qui créerait des stéréotypes négatifs.

Les féministes présentent ainsi des cas particuliers et généralisent sur cette base pourtant non-représentative. Or, on pourrait aussi citer de nombreux contre-exemples. Il existe des “femmes fortes et indépendantes” dans le monde du cinéma, par exemple. Certaines actrices s’en sont fait une spécialité, comme Michelle Rodriguez.

Michelle Rodriguez à la ComicCon de San Diego

Les femmes fortes et indépendantes sont-elles vraiment sous-représentées ? Il est temps de délaisser les opinions et les “ressentis” pour s’intéresser aux faits.

Dans l’art

En littérature, il y a en réalité à peu près autant de femmes et filles montrées comme masculines, qu’il n’y a d’hommes et de garçons qui le sont dans la littérature depuis les années 20 (Schulz et Bahníkb (2019)).

Note : Les chercheurs disent bien que les garçons et les filles sont montrés comme plus masculins, mais dans un cas comme dans l’autre, respectivement depuis les années 1920 et 1980, ces différences sont faibles voire nulles (-0.1 < Cohen’s d < 0.1).

Dans les media

La littérature n’est qu’un des aspects culturels. Appel & Weber (2017) considèrent que les media ont une plus grande influence que la littérature ou le cinéma.

Dans leur méta-analyse, les chercheurs observent que cette menace influe négativement sur les résultats, et ce, de manière modérée (Cohen’s d = -0.38). Il s’agit à première vue d’un résultat clairement en faveur de la MS. Sauf qu’en réalité, un biais a été mis en évidence dans cette même publication (seules les études validant l’hypothèse de la MS sont publiées, etc.). L’effet serait en fait plutôt faible (|Cohen’s d < 0,3), bien que persistant.

Par ailleurs, les auteurs précisent que les études les moins rigoureuses avaient plus de chances de trouver l’existence de cette menace en lien avec les media. A contrario, les études peu rigoureuses ne validant pas la MS sont plutôt rares. Plus la publication a étudié un échantillon large, moins elle a de chance d’avoir trouvé un effet significatif.

“there appears to be a tendency for studies with higher standard error (studies with smaller sample) to findings in line with the theory, whereas studies with higher standard error that do not support the theory are rare”

Appel & Weber (2017)

Malgré cela, les deux chercheurs considèrent leurs résultats comme validant l’hypothèse de la MS et ne prennent pas en compte ces limitations pourtant majeures ni dans leur abstract, ni dans leur conclusion. Ils présentent ainsi un effet d=-0.38 qu’ils savent pourtant très fortement biaisé et en réalité peu fiable. L’effet mesuré est en fait faible, et repose sur des études peu fiables.


Depuis cette méta-analyse

Une étude plus récente (Wille (2018)) et fiable (étude pré-enregistrée avec N > 335, groupe contrôle) a été menée. Elle conclut que même si les media pouvaient influencer l’intériorisation de stéréotypes, ils n’ont apparemment pas d’impact négatif sur la motivation ni les résultats des filles.

Dans l’éducation

Avant de se demander si l’éducation est “genrée”, regardons si cette question est réellement pertinente.

L’éducation est-elle si importante ?

When you redo the studies with the proper genetic controls, by studying twins or adoptees, the results are rather bracing. First of all, the genetically controlled studies, by and large, find that in measures of adult intelligence and personality, siblings separated at birth end up as similar as siblings reared together. […] By adulthood, the correlations among twins (and other kinds of siblings) are the same whether they are raised together or apart.

Twins separated at birth are cases in which siblings share their genes but don’t share an environment. The flipside of this consists of adoptive siblings: they share an environment, but don’t share their genes. And the repeated findings of those studies is that adopted siblings are not similar in personality or intelligence at all. That is, by the time they’re adults, two adoptive siblings growing up in the same home are no more similar than two people plucked from the population at random.

The Blank Slate, Steven Pinker

“[…] Les jumeaux élevés ensemble ou dans des familles différentes sont tout autant identiques les uns que les autres […]

Des enfants adoptés et élevés dans la même famille ne sont pas plus identiques que deux individus de la population générale”

Simplement constater un parent alcoolique par exemple et l’alcoolisme de sa descendance ne suffit pas pour conclure à l’influence comportementale du parent sur l’enfant. C’est le fameux : corrélation n’est pas causalité. L’alcoolisme du parent est certainement dû à une prédisposition génétique (Verhulst (2015) pour une estimation et Tawa et al. (2016) pour davantage de détails sur le sujet). Prédisposition génétique qu’il a transmise à l’enfant. Ce n’est pas (ou a minima, pas exclusivement) l’alcoolisme apparent du parent qui est responsable de l’alcoolisme de l’enfant. Ce qui est perçu comme une cause (alcoolisme apparent du parent) et sa conséquence (alcoolisme de l’enfant), sont en fait deux conséquences d’une même cause (prédisposition génétique à l’alcoolisme).

NDLR : Il ne s’agit pas de valider la position de Judith Rich Harris (1995) ici. L’influence des parents n’est certainement pas nulle.

Bien évidemment, ceci n’implique pas que l’éducation n’a aucune influence, simplement qu’on se fourvoie souvent sur l’ampleur de son influence. Quand on observe les enfants d’enseignants devenir à leur tour enseignants, c’est certainement dû à une transmission innée d’une certaine intelligence, curiosité et altruisme. Quand un enfant grandi dans un contexte violent (papa qui tape maman), s’il devient lui-même violent à l’âge adulte, c’est certainement parce qu’il est génétiquement prédisposé à l’être. Etc.

Pour plus d’information sur le sujet, je vous suggère Hart et al. (2019) encore en phase de révision.


L’éducation est-elle “genrée” ?

Mais essayons quand même de répondre à cette question. Intéressons-nous à un sujet cher aux féministes : l’indépendance. Les femmes sont fortes et indépendantes, mais si dans la pratique, elles le sont moins que les hommes, ce serait dû à l’éducation. Est-ce réellement le cas ? Là encore, il semblerait que non (Endendijk et al. (2016)). Et à vrai dire, depuis les années 90, les filles sont davantage éduquées que les garçons à l’être.

Few differences were found in parents’ use of control with boys and girls. Parents were slightly more controlling with boys than with girls, but the effect size was negligible (d = 0.08). The effect was larger, but still small, in normative groups and in samples with younger children. No overall effect for gender-differentiated autonomy-supportive strategies was found (d = 0.03). A significant effect of time emerged: studies published in the 1970s and 1980s reported more autonomy-supportive strategies with boys than toward girls, but from 1990 onwards parents showed somewhat more autonomy-supportive strategies with girls than toward boys.

Endendijk et al. (2016)

Ainsi, aujourd’hui, les filles sont plus éduquées à être “fortes et indépendantes” que les garçons, dans la même mesure que ne l’étaient les garçons par rapport aux filles dans les années 70 (graph 1). Mais en réalité, même depuis les années 70 (la méta-analyse ne remonte pas plus loin dans le temps), ces différences sont vraiment très minimes (Cohen’s d < 0.1). Les différences d’éducation sont négligeables.

Graph 1 : Évolution de l’éducation entre 1972 et 2012

Rétro-éducation

Par ailleurs, l’éducation des parents est fortement influencée par les enfants. Les parents s’adaptent énormément au comportement, aux réactions, à la psychologie de leur enfant. (Ayoub et al. (2018))

“Parenting is often conceptualized in terms of its effects on offspring. However, children may also play an active role in influencing the parenting they receive. Simple correlations between parenting and child outcomes may be due to parent-to-child causation, child-to-parent causation, or some combination of the two. We use a multirater, genetically informative, large sample (n = 1,411 twin sets) to gain traction on this issue as it relates to parental warmth and stress in the context of child Big Five personality. Considerable variance in parental warmth (27%) and stress (45%) was attributable to child genetic influences on parenting. Incorporating child Big Five personality into the model roughly explained half of this variance. This result is consistent with the hypothesis that parents mold their parenting in response to their child’s personality. Residual heritability of parenting is likely due to child characteristics beyond the Big Five.”

Ayoub et al. (2018)

Conclusion sur les prémices

  • L’art et l’éducation ne sont pas si genrés que ça.
  • Quand ils le sont, ils tendent à être en désaccord depuis une, voire deux générations avec le sentiment féministe disant que les filles/femmes ne sont pas encouragées à être fortes et indépendantes (voire découragées), contrairement aux garçons et hommes.
  • L’influence de l’éducation, du cinéma, des media, etc. semble surestimée, et l’influence de la génétique semble sous-estimée.

Il est donc très peu probable que les prémices à l’existence de cette menace soient remplies. Pourtant, ce sujet reste très sérieusement étudié.

Mesure de la Menace

État de la recherche

Il existe beaucoup de controverses au sujet de la mesure de la MS. Plusieurs méta-analyses valident son existence (Walton & Cohen (2003), Nguyen & Ryan (2008), Walton & Spencer (2009), Picho et al. (2013)). Cependant, une autre méta-analyse Stoet et Geary (2012) n’était pas aussi enthousiaste une fois des biais contrôlés :

Only 55% of the articles with experimental designs that could have replicated the original results did so. But half of these were confounded by statistical adjustment of preexisting mathematics exam scores. Of the unconfounded experiments, only 30% replicated the original. A meta-analysis of these effects confirmed that only the group of studies with adjusted mathematics scores displayed the stereotype threat effect. We conclude that although stereotype threat may affect some women, the existing state of knowledge does not support the current level of enthusiasm for this as a mechanism underlying the gender gap in mathematics. We argue there are many reasons to close this gap, and that too much weight on the stereotype explanation may hamper research and implementation of effective interventions.

Stoet et Geary (2012)

Par ailleurs, les conclusions de Nguyen & Ryan (2008) ont largement été remises en question par Zigerell (2017) (pour une réponse Nguyen & Ryan (2017)) . Nguyen & Ryan (2008) semble avoir surestimé l’effet de la menace, qui était déjà faible ! (|d|=0.26). Et comme l’avait aussi conclut Stoet & Geary (2008), de nombreux biais jonchent la recherche de la MS.

Une autre méta-analyse, plus récente, est elle aussi moins enthousiaste (Flore et Wicherts (2015)). Elle conclut plusieurs choses :

  • L’effet est, au mieux, faible (Cohen’s d = -0,22).
  • Pas de manipulation malhonnête des données, mais des lacunes méthodologiques.
  • Biais de publication faussant les résultats en les gonflant artificiellement.

Enfin, la méta-analyse la plus récente sur le sujet (Shewach et al. (2019)) ne valide pas non plus l’hypothèse de la MS. L’effet devient très faible voire négligeable (0 < Cohen’s d < -0.14) une fois les biais et limitations méthodologiques corrigés. Les premières méta-analyses étaient tout simplement biaisées et se basaient sur des études peu fiables.

Retours critiques

Cette menace aurait en fait un effet fort, mais de manière locale (Régner et al. (2016)). Elle ne concernerait que les très bonnes élèves. Donc cet effet ne permettrait au mieux que d’expliquer une très faible part des disparités entre les hommes et les femmes. Ceci n’expliquerait en rien les différences de moyennes de résultats, et que très partiellement le nombre moindre de filles en STEM.

Par ailleurs, Régner et al. (2016) remarque avec grande pertinence qu’il faudrait contrôler la sensibilité des élèves aux stéréotypes. Pour que cet effet existe, il faut bien évidemment que l’élève ait connaissance des stéréotypes et y soit sensible. La population concernée en serait encore réduite, mais théoriquement, l’existence de ce mécanisme pourrait alors être confirmée. La population concernée serait alors :

  • Les meilleures élèves uniquement.
  • Parmi elles, uniquement celles qui auraient connaissances des stéréotypes.
  • Parmi elles, seulement celles qui y seraient sensibles.

Même si la MS existait et avait un effet significatif, elle pèserait sur une population tellement réduite qu’elle ne permettrait en rien d’expliquer l’ampleur de la sous-représentation des femmes en STEM.


Inconsistance de ces retours critiques

Qui plus est, cette position semble inconsistante (Casad et al. (2017)). Il n’y a littéralement aucune cohérence dans ces résultats si on les interprète selon l’hypothèse de la MS :

“Gender identity was protective for girls in honors math for attitudes, discounting, and disengagement but was a risk factor for math performance. Gender identity was a risk factor for disengagement and math attitudes among girls in standard math classes, but was a buffer for math performance.”

Casad et al. (2017)

Il s’agit très certainement de mécanismes autres que la MS.


L’hypothèse selon laquelle seules les meilleures élèves seraient touchées est aussi en désaccord avec les conclusions de la méta-analyse Nguyen & Ryan (2008).


Régner et al. (2016), là encore avec grande pertinence, aborde un aspect plus individuel : les précédents mauvais résultats des élèves pourraient tout simplement les décourager, sans qu’il y ait de stéréotype. Il s’agirait de la réciproque du circuit de récompense en quelques sortes. Un cercle vertueux de mauvais résultats scolaires. Ils ont bel et bien trouvé que ce mécanisme impactait les résultats, mais la MS semble persister. Ils ont pour cela ré-analysé les données de Huguet & Régner (2009).

Cependant, comme précisé précédemment, les études validant cette menace sont souvent peu fiables. Ici, il s’agit d’un échantillon d’une soixantaine de garçons et d’une soixantaine de filles. C’est franchement peu. En effet, on se retrouve alors avec seulement 25 filles et 41 garçons pour le premier test, et 32 filles et 28 garçons pour le deuxième. Difficile de conclure quoi que ce soit sur la base de tels échantillons…

Note : Peu importe la valeur de p ici à cause de la faiblesse de l’échantillon (The Dance of the p-values).

Mise en perspective

Les résultats validant la MS sont en fait fortement biaisés dans leur méthodologie et limités dans leurs échantillons. Les méta-analyses validant cette menace étaient en plus de ça soumises à un fort biais de publication.

Des suspicions de p-hacking ont été formulées mais n’ont pas été validées (Flore et Wicherts (2015), Lewis & Michalak (2019)). Il ne semble pas y avoir de manipulation malhonnête des données brutes de la part des chercheurs. S’ils sont biaisés, ils le sont de bonne foi. (pour plus de données : Reinero (2019) et pour une approche différente du problème : Muthukrishna & Henrich (2019) , LSE Sociology: Are There Any Right-Wing Sociologists? et pour un contre-exemple : Orchestrating false beliefs about gender discrimination)

Des études larges, plus récentes et sans ces problèmes ont récemment été publiées :

Sans réelle surprise, ces études étant rigoureuses et portant sur des échantillons larges, elles ne valident pas la présence de cette menace. Comme prédit par les précédentes méta-analyses, les études plus récentes et plus fiables ne trouvent pas d’effet.

Pression à invalider le stéréotype

À ne pas confondre avec le ‘stereotype lift’, l’hypothèse du ‘mere effort’ prétend que la présence du stéréotype motive le ou la stéréotypé(e) à l’invalider. Il ou elle redouble d’efforts et peu donc obtenir de meilleurs résultats :

NDLR : Ces études sont citées à titre indicatif, je n’ai pas eu accès à la méthodologie de la première notamment.

Notez que selon ces recherches le ‘mere effort’ validerait l’hypothèse de la MS. En conclusion : Quand les résultats sont moins bons sous la menace, ça veut dire que la menace existe ; quand les résultats sont meilleurs sous la menace, ça veut dire que la menace existe aussi. L’hypothèse est construite de sorte à être fallacieusement irréfutable.

En réalité, l’importance de l’estime de soi est largement sur-estimée (Levy (2019)).

Contrer la menace

Jusqu’ici, on a vu que les prémices à l’existence de la MS sont difficilement remplies. Aussi, que les mesures de la validité de l’hypothèse de l’existence de cette menace sont très peu concluantes et tendent plutôt à ne pas valider l’hypothèse. Cependant, on sensibilise le corps enseignant à cette menace. Des mesures sont prises pour contrer cette menace. Là encore, il est intéressant de se demander si les résultats sont concluants. Le sont-ils ? Clairement, non (Forscher et al. (2019)).

Par ailleurs, même si on tente d’encourager les femmes, de manière individuelle, à s’intéresser activement à la politique, leur indifférence demeure intacte (Foos & Gilardi (2019))


Ironiquement, il se pourrait même que l’hyper-sensibilisation à ces stéréotypes dans le but de les contrer ait l’effet inverse :

“Boys raised in modern families (i.e. where the mother is the breadwinner) are less likely to develop traditional norms. However, compared to those in traditional families, girls raised in modern families are actually more likely to be traditional ; in opposition to theirfamily’s but in line with society’s norm. Examining further outcomes associated with gendernorms, I find that girls raised in modern families are also less likely to state that being ableto earn high wages is important for them, and are less likely to pursue a science degree atuniversity level.”

Mavrokonstantis (2015)

De nombreux stéréotypes sont identiques dans d’autres cultures (Löckenhoff et al. (2014)) et les efforts pour les contrer en Occident sont vains, voire même contre-productif.

NDLR : Pichot et al. (2013) trouvait au contraire que la MS était plus faible dans les pays égalitaires. Cette information est donc à relativiser.

Conclusion

La menace du stéréotype fait beaucoup de bruit pour en réalité pas grand chose :

  • Prémices non remplies,
  • Sérieux biais de publication,
  • Divers problèmes méthodologiques,
  • Plus l’étude est sérieuse et l’échantillon large, moins elle a de chances d’appuyer cette hypothèse,
  • Pas de manipulation intentionnelle et malhonnête des données (p-hacking),
  • Malgré toutes ces limitations, l’effet est soit faible, soit très local,
  • Nombreuses inconsistances théoriques,
  • Hypothèse non-falsifiable,
  • Les efforts mis en place pour contrer cette menace semblent être sans effet.

Selon toute vraisemblance, tout comme le Implicit Association Test, ce concept de la psychologie est tout bonnement invalide.

Références

[1] – Walton & Cohen, « Stereotype Lift », Journal of Experimental Social Psychology Volume 39, Issue 5, Pages 456-467(2003)

[2] – Schulz & Bahník, « Gender associations in the twentieth-century English-language literature », Journal of Research in Personality Volume 81, Pages 88-97 (2019)

[3] – Appel & Weber « Do Mass Mediated Stereotypes Harm Members of Negatively Stereotyped Groups? A Meta-Analytical Review on Media-Generated Stereotype Threat and Stereotype Lift », Communication Research (2017)

[4] – Wille, et al., « Gender Stereotypes in a Children’s Television Program: Effects on Girls’ and Boys’ Stereotype Endorsement, Math Performance, Motivational Dispositions, and Attitudes » Frontiers in Psychology, (2018)

[5] – Verhulst, Neal & Kendler « The heritability of alcohol use disorders: a meta-analysis of twin and adoption studies » Psychological Medicine, Volume 45, Issue 5, Pages 1061-1072 (2015)

[6] – Tawat, Hall & Lohoff, « Overview of the Genetics of Alcohol Use Disorder », Alcohol and Alcoholism, Volume 51, Issue 5, Pages 507–514 (2016)

[7] – Harris, « Where is the child’s environment? A group socialization theory of development. » Psychological Review, Volume 102(3), Pages 458-489 (1995)

[8] – Hart & van Bergen, « Nurture might be nature: Cautionary tales and proposed solutions » PsyArXiv, pré-publié (2019)

[9] – Endendijk, et al., « Gender-Differentiated Parenting Revisited: Meta-Analysis Reveals Very Few Differences in Parental Control of Boys and Girls » PLoS (2016)

[10] – Ayoub et al., «  Genetic and Environmental Associations Between Child Personality and Parenting » Social Psychological and Personality Science (2018)

[11] – Nguyen & Ryan , « Does stereotype threat affect test performance of minorities and women? A meta-analysis of experimental evidence. », Applied Psychology, Volume 93(6), Pages 1314-1334 (2008)

[12] – Walton & Spencer, «Latent Ability: Grades and Test Scores Systematically Underestimate the Intellectual Ability of Negatively Stereotyped Students », Psychological Science, Volume 20(9), Pages 1132-1139 (2009)

[13] – Pichot, et al «Exploring the Moderating Role of Context on the Mathematics Performance of Females Under Stereotype Threat: A Meta-Analysis», The Journal of Social Psychology, Volume 153(3), Pages 299-333 (2013)

[14] – Stoet & Geary, «  Can Stereotype Threat Explain the Gender Gap in Mathematics Performance and Achievement? », Review of General Psychology, Volume 16(1), Pages: 93-102 (2012)

[15] – Zigerell “Potential publication bias in the stereotype threat literature: Comment on Nguyen and Ryan (2008)” Journal of Applied Psychology, Volume 102(8), Pages 1159-1168 (2017)

[16] – Nguyen & Ryan, “Publication bias and stereotype threat research: A reply to Zigerell.” Journal of Applied Psychology, Volume 102(8), Pages 1169-1177 (2017)

[17] – Flore & Wicherts, « Does stereotype threat influence performance of girls in stereotyped domains? A meta-analysis », Journal of School Psychology Volume 53, Issue 1, February 2015, Pages 25-44 (2015)

[18] – Shewach, Sackett & Quint, « Stereotype threat effects in settings with features likely versus unlikely in operational test settings: A meta-analysis. » Journal of Applied Psychology (2019)

[19] – Régner, et al., « Different Sources of Threat on Math Performance for Girls and Boys: The Role of Stereotypic and Idiosyncratic Knowledge », Frontier in Psychology, article d’opinion (2016)

[20] – Casad, Hale & Wachs, « Stereotype Threat Among Girls:Differences by Gender Identityand Math Education Context », Psychology of Women Quarterly, Volume 41(4), Pages 513-529 (2017)

[21] – Huguet & Régner, « Counter-stereotypic beliefs in math do not protect school girls from stereotype threat », Journal of Experimental Social Psychology Volume 45, Issue 4, Pages 1024-1027 (2009)

[22] – Lewis & Michalak, “Has Stereotype Threat Dissipated over Time? A Cross-temporal Meta-analysis.” PsyArXiv (2019)

[23] – Ganley, et al., « An examination of stereotype threat effects on girls’ mathematics performance. », Developmental Psychology, Vol 49(10), Pages 1886-1897(2013)

[24] – Reinero, et al., « Is the Political Slant of Psychology Research Related to Scientific Replicability? », PsyArXiv, pré-publié (2019)

[25] – Muthukrishna & Henrich, « A problem in theory », Nature Human Behaviour, Volume 3, pages221–229 (2019)

[26] – Flore, Mulder & Witcher, « The influence of gender stereotype threat on mathematics test scores of Dutch high school students: a registered report », Comprehensive Results in Social Psychology (2018)

[27] – Chu, et al., « Stereotype Threat and Educational Tracking: A Field Experiment in Chinese Vocational High Schools », Socius: Sociological Research for a Dynamic World (2018)

[28] – Hutter, et al., « Women’s stereotype threat‐based performance motivation and prepotent inhibitory ability », British Journal of Social Psychology, Volume 58(3), Pages 691-713 (2018)

[29] – Davies, et al., « Math Question Type and Stereotype Threat: Evidence from Educational Settings », Social Cognition Volume 34(3), Pages 196-216. (2016)

[30] – Seitchnik & Harkins, « Stereotype threat, mental arithmetic, and the mere effort account », Journal of Experimental Social Psychology Volume 61, Pages 19-30 (2015)

[31] – Levy, « The “Self-Esteem” Enigma: A Critical Analysis », North American Journal of Psychology Volume 21(2), Pages 305-338 (2019)

[32] – Forscher, et al., « A meta-analysis of procedures to change implicit measures. », Journal of Personality and Social Psychology, Vol 117(3), Pages 522-559 (2019)

[33] – Foos & Gilardi « Does Exposure to Gender Role Models Increase Women’s Political Ambition? A Field Experiment with Politicians », Journal of Experimental Political Science (2019)

[34] – Löckenhoff, et al., « Gender Stereotypes of Personality: Universal and Accurate? », Journal of Cross-Cultural Psychology, Volume 45(5) (2019)

4 Replies to “La Menace du Stéréotype”

  1. Dans la partie “Contre la Menace”, j’ai oublié de mentionner une étude allemande de 2019, Biewen & Schwerter (2019), Does More Math in High School Increase the Share of Female STEM Workers? Evidence from a Curriculum Reform. Ils ont tenté d’augmenter la sensibilité des élèves (hommes et femmes sans distinctions) aux STEM, mais seuls les hommes y ont été sensibles. Celle-ci est intéressante plutôt qu’une autre dans le sens où elle indique que même quand hommes et femmes sont soumis au même environnement non-genré, ils réagissent différemment.

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