Qu’est-ce que le gynocentrisme ?

De nombreuses définitions existent pour le gynocentrisme, mais une semble faire consensus : le gynocentrisme est un mode de pensée qui valorise les femmes et le point de vue féminin, parfois (et de plus en plus) au détriment des hommes. Le gynocentrisme n’est pas toujours un processus conscient et il affecte aussi bien les hommes que les femmes.

Le gynocentrisme a toujours existé

Les femmes ont pour l’évolution d’un groupe, un rôle démographique plus important que les hommes. C’est tellement vrai que l’antiquité a connu quelques “vols” de femmes dont le plus célèbre est probablement l’enlèvement des Sabines.

Leur rôle de génitrice donne aux femmes des contraintes. Par le passé, de nombreuses sociétés ont considéré comme plus important d’assurer leur croissance démographique que d’offrir aux femmes des études longues. Objectivement, le sort réservé aux hommes de la même époque (en dehors des aristocrates ou des riches) n’était pas forcément plus enviable. Cet aspect là est souvent discuté dans la rhétorique féministe sous le terme “domination masculine”.

Mais ce rôle de génitrice a une deuxième conséquence rarement mise en évidence par les féministes. Puisque les femmes ont un rôle plus important que les hommes dans la démographie, la société a tendance à faire un plus grand cas de leurs problèmes et opinions, et c’est ce gynocentrisme dont nous voulons parler ici.

Gynocentrisme et sacrifice des hommes

Le gynocentrisme passe avant tout par le rapport social. Les femmes s’approprient rapidement les codes d’une société et les adaptent au besoin. Ce sont elles qui fixent ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, notamment par leur rôle éducatif ou maternel. Le gynocentrisme est ainsi le témoin et la conséquence du pouvoir social des femmes.

Nous proposons en fin d’article quelques exemples de gynocentrisme mais il est impossible d’en dresser une liste exhaustive. Toutes les marques de galanterie (que d’aucuns surnomment le “sexisme bienveillant”) sont des conséquences du gynocentrisme. C’est le gynocentrisme qui exige des hommes qu’ils protègent les femmes et qui justifie que les hommes servent de chair à canon en temps de guerre. Pour généraliser, lorsque les femmes utilisent les concepts de sacrifice ou de responsabilité, c’est souvent par gynocentrisme. Et qu’importe si les hommes se les ré-approprient parfois pour en faire une preuve de courage ou de bravoure.

Le prix masculin à payer pour la sécurité et le confort féminin n’est jamais évoqué par les théories féministes, ou uniquement comme une conséquence des rôles de genre. Ce n’est pas un oubli, mais la preuve patente du gynocentrisme. Les femmes ont des droits, les hommes des devoirs.

Le gynocentrisme hors de contrôle

En théorie le gynocentrisme s’équilibre avec l’autorité masculine. Depuis la mise en place du féminisme, cependant, le gynocentrisme ne s’équilibre plus avec rien. Il est hors de contrôle.

A l’origine de cette perte de contrôle, se trouve un ubris féminin originel : croire que l’homme est désormais inutile. Constat qui s’appuie sur une convergence de plusieurs éléments socio-économiques.

  • Le dégoût des hommes pour leur rôle masculin qui suit la boucherie des deux guerres mondiales. L’homme, autrefois valorisé dans son rôle de héros militaire est alors prisonnier des tranchées, comme le note Eric Zemmour dans son livre Le Premier Sexe.
  • Le confort et la sécurité offerts par la technique (puis la technologie) rendent l’homme en apparence superflu pour la femme et pour la société.
  • Le travail manuel disparaissant, toute femme peut exercer un emploi malgré une force musculaire moindre.
  • L’Etat providence donne aux femmes l’impression que le soutien financier de l’homme est inutile ou secondaire, alors que l’Etat providence lui-même est financé par les hommes.
  • L’urbanisation permet aux femmes d’avoir de nombreux services disponibles (sécurité, santé, écoles pour les enfants…) et les émancipe du rôle domestique.
  • La démographie est de moins en moins envisagée comme une solution et de plus en plus comme un problème (en partie sous l’impulsion de théories malthusiennes). C’est notamment le cas dans notre société post-baby boom.
  • Le capitalisme cherche à transformer la femme en consommatrice, rôle qu’elle remplit avec enthousiasme puisque selon les estimations entre 70 et 85% des actes d’achat sont le fait de femmes.
Photo de freestocks.org Pexels

Les droits des femmes (par exemple le compte bancaire personnel et le droit de vote…) vont amplifier le processus de gynocentrisation de la société. Notamment, en faisant des femmes un segment de marché et une cible électorale prioritaire.

Les ressorts du gynocentrisme

Le gynocentrisme s’appuie principalement sur une dualité carotte/bâton et des techniques de manipulation assez courantes.
La récompense, c’est l’attention féminine. Pourquoi croyez-vous qu’il y a autant d’hommes féministes ?

La punition peut prendre plusieurs visages :

  • L’ostracisme : un homme qui déplaît aux femmes, déplaît à la société toute entière. Le gynocentrisme utilise souvent la pression de groupe pour faire plier des individus isolés.
  • Le reproche ou la honte : notamment pour un homme de ne pas se sacrifier en faveur des femmes. Le Dr. H. Smith raconte dans Men on strike que les femmes ont blâmé les hommes pendant le naufrage du Costa Concordia de ne pas leur donner priorité.
  • L’accusation, par exemple de misogynie… qui peut servir à mettre en place un ostracisme.
  • L’utilisation d’un chevalier blanc, c’est-à-dire d’un intermédiaire masculin plus sensible au point de vue féminin et qui le défendra contre d’autres hommes.

Quelques exemples de gynocentrisme

En guise de conclusion de cet article, voici quelques exemples de gynocentrisme. Certaines des initiatives sont louables, mais malheureusement n’ont pas d’équivalents masculins.

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